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Dès la rentrée 2010, les études médicales débuteront par une année commune : la licence 1 santé. Avec cette grande réforme, les futurs médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes entameront donc leur formation par un même tronc commun de cours, auquel se grefferont des modules en fonction de la filière visée. La fin de première année sera toujours sanctionnée par le fameux numerus clausus, qui fixe chaque année le nombre d\'étudiants admis en seconde année. Et c\'est là que le bât blesse : dans ces filières médicales, le taux d\'échec frise les 80%. Les facs de médecine françaises accueillent en effet 50 000 étudiants en première année... mais seuls 7 400 seront admis en deuxième année. Avec cette réforme, la ministre Valérie Pécresse souhaite donc enrayer «le gâchis humain» et multiplier les possibilités de réorientations pour les étudiants en situation d\'échec à la fin de la première année. A défaut de poursuivre des études médicales, ils pourront bénéficier de passerelles vers les facs de sciences par exemple, avant de retenter les concours médicaux après une licence 2 s\'ils le souhaitent. Dès 2011, ces réorientations pourront même intervenir dès la fin du premier semestre. La part des étudiants admis au second semestre puis autorisés à redoubler sera limitée en fonction du numerus clausus ou du nombre d\'inscrits. Pour répondre à ces nouvelles mesures, le programme de la licence santé sera recentré sur les sciences dures. Une évolution que regrette le doyen de la faculté de médecine de Lille : «la majorité de nos étudiants ont déjà un bac S avec mention. Devenir médecin c\'est aussi développer un savoir être : nous aurions souhaité une introduction plus importante de la santé et des sciences humaines dans le programme», déplore Jean-Paul Francke. Mais la première année n\'est pas le seul cap à franchir. Les études médicales ont la réputation d\'être longues et difficiles : neuf ans d\'études sont au minimum nécessaires pour devenir médecin, six ans pour des études en pharmacie, six à huit ans pour la chirurgie dentaire et cinq ans pour sage-femme. Pour aider les étudiants, Lille 2 expérimente un nouveau tutorat pédagogique : il devrait notamment permettre de les accompagner dans la découverte des nouveaux enseignements introduits par la réforme.    M.C.

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